Mise en Essence

Le parcours permettant la protection de la station Esso de l’Île des Sœurs et de sa transformation en maison des générations comprenait nécessairement une consultation publique. Présenté lors de la séance de mars 2009, le mémoire Mise en essence traite de l’évolution des formes d’habitat et d’urbanisme ayant marqué les diverses phases d’occupation du sol à la ville de Verdun.

Le processus débute vers 1900 avec l’extension du quartier Pointe-Saint-Charles vers l’ouest et au-delà de la division territoriale du Canal de l’aqueduc.  Le développement se poursuivit de 1910 à 1930 avec une densification du cadre bâti jumelé à un important parc riverain qui avait pour effet de compenser le manque d’espaces verts et espaces publics présents dans les zones habitées.

Par la suite, de 1945 à 1950, les derniers territoires de Verdun se sont développés selon un modeste modèle de cité jardin, accordant encore une fois  une importance accrue aux espaces verts. Ce modèle sert de prélude à un développement encore plus luxuriant et orienté vers la nature de l’Île-des-Sœurs, à l’entrée de laquelle se trouve la station d’essence conçu par Mies Van Der Rohe.

Le document démontre que le développement de l’Île-des-Sœurs était accompli comme une extension logique de ce continuel processus d’urbanisme.  Les photographies et graphiques démontrent également que la philosophie architecturale de la station est en rapport direct avec les bâtiments d’importance et les grands ensembles imaginés par Mies Van Der Rohe.